Toute ressemblance avec des structures existantes ou ...
Par Christian BENSI le vendredi 5 mai 2006, 00:10 - Etudes - Lien permanent
L’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a effectué, de juillet à novembre 2005, le contrôle de Centre INFFO.
Un oeil attentif pourrait trouver quelques ressemblances avec un autre organisme, je vous laisse le soin de deviner de quelle structure il s’agit.
Le rapport rappelle le statut associatif du Centre, parle d’un « organisme de taille modeste » au budget de 8 millions d’euros et dont l’équipe compte moins de 100 salariés. Les rédacteurs poursuivent : « La proximité de l’organisme avec l’Etat … était et reste forte et se mesure à travers diverses dispositions statutaires…» Plus loin, il est précisé que Centre INFFO ne dispose pas de relais territoriaux : « En effet, les centres d’animation et de ressources de l’information sur la formation (CARIF) ont été crées de façon autonome… »
Pour ce que le rapport appelle les prestations du Centre, il est dit :
« La clientèle du Centre INFFO a évolué également dans ses modes d’accès à l’information. L’écrit perd de plus en plus de terrain au profit d’Internet. Cette évolution a été perçue tardivement par le Centre INFFO dont les produits phares restent des publications écrites visant à procurer des données précises et fiables… ; les ventes de ces publications ont baissé d’environ 25% en volume entre 1998 et 2004. »
Parlant des fiches pratiques de Centre Inffo, le rapport poursuit :
« … elles faisaient l’objet d’une version papier, enrichie depuis 1999 d’une version CD-Rom… mais qui n’est qu’une simple transposition informatique de la version papier ».
Enfin, les inspecteurs de l’IGAS précisent : « Il est indiscutable que le Centre Inffo cherche aujourd’hui à diversifier et à moderniser sa production… mais le retard accumulé depuis plus de 10 ans ne peut pas être rattrapé en quelques mois. »
Il est enfin rappelé que le Centre tire près de 45 % de ses recettes de la vente de ses prestations.
On aborde dans le rapport la question éventuel d'un changement de statut juridique : EPA ou EPIC mais on précise en gras « la formule du GIP ».
Enfin, après le rapport Tharin et le rapport de l’IGEN, c’est au tour de l’IGAS de proposer des partenariats, décidément "très à la mode" en ce moment. Sont cités cette fois, l’ANPE, l’AFPA, le CEREQ et les … CARIF. Il est par ailleurs précisé que « la solution parfois évoquée d’un rapprochement, voire d’une fusion du Centre avec l’ONISEP, ne paraît pas judicieuse » mais bien évidemment là encore, un partenariat est suggéré.
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Commentaires
Cette note nous offre des « morceaux choisis » du rapport de l’IGAS sur le contrôle du Centre INFFO.
Après lecture rapide du résumé j’ai à mon tour choisi un extrait : « Des clarifications s’avèrent nécessaires sur deux aspects : les contours de la mission d’intérêt général et le rôle respectif des CARIF et du Centre INFFO. (…)
Il conviendrait que la qualification d’intérêt général résulte d’une décision explicite des pouvoirs publics et soit identique dans son principe pour les deux niveaux de structure.
Il serait par ailleurs rationnel que les fonds publics de l’Etat ou européens ne soient pour l’avenir attribués qu’aux seuls CARIF adhérant à un schéma directeur, piloté par les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, définissant les articulations avec le Centre INFFO et résultant d’une étude sur les besoins des usagers. »