Il a annoncé la sortie dans le Nouvel observateur des « pépites de l’Université » prévue courant mai. Pour réaliser ces « pépites », il a été demandé aux présidents des universités de sélectionner, parmi les formations que leur université proposait, celles qui offraient la meilleure insertion possible dans le monde du travail.

A la fin de cette rencontre, Patrick Fauconnier a accepté de répondre à quelques unes de mes questions :

CB : Pensez-vous qu'il soit pertinent de présenter des débouchés de formation alors qu’une grande partie de vos jeunes lecteurs cherchent une voie et donc n’entreront dans le monde du travail que dans plusieurs années ?

PF : Vous avez raison, nous avons produit une photo satellite mais il s’agit ici de donner une autre image des universités, montrer que celles-ci offrent des débouchés solides dans la vie professionnelle.

CB : L’information orientation est en crise. Beaucoup de reproches sont faits aux structures qui interviennent dans ce secteur, qu’en pensez-vous ?

PF : Je pense qu’il y a des besoins. Un marché s'ouvre d'ailleurs pour des cabinets privés d’orientation de qualité. Regardez SMBG, cabinet d’orientation privé : ils proposent leurs services aux familles mais aussi aux entreprises et leur rentabilité est assurée. L’information orientation est une question qui a été laissée à l’abandon pendant de nombreuses années. Des éléments récents me font penser que le gouvernement a l’intention de prendre en charge ce dossier.

CB : Certes, nous avons vu beaucoup de rapports ces derniers temps. L’AEF avait même annoncé le 21 février la nomination de Hervé de Monts de Savasse comme délégué interministériel à l’orientation. Depuis, il n'en est plus question. J’ai du mal à croire que les choses puissent avancer dans un tel contexte.

PF : Je ne sais pas. Il est vrai que depuis le CPE, le gouvernement semble tétanisé. On peut craindre que, dans un tel état d’esprit, rien ne se fasse avant 2007.