L’annonce, le lundi 1er mai, de la mort d’un jeune de 16 ans, à Évry, lors d’un affrontement entre deux groupes, nous a tous plongé dans une profonde consternation. Un tel évènement est bien sûr un échec pour toute la communauté éducative de l’agglomération. L’homicide est un acte inacceptable, révoltant et définitif, que rien ne peut justifier.

Les jours qui suivent, on nous annonce pour le 4 mai la venue du ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy. Le directeur d’Oser est interviewé par le journal local un peu plus tard.

Le jeudi 11 mai, le Républicain qui est un hebdo, est distribué dans les kiosques. La première page des informations départementales présente sur la moitié haute de la page, un papier sur le discours musclé du ministre, en bas l’interview du directeur d’Oser.

Un titre sur trois colonnes pour Oser : « on n’est pas à l’abri d’un nouveau mort ». Pour corser le tout, la rédaction a choisi d’écrire le mot « mort » en rouge et d’octroyer ce propos au directeur.

Pourquoi ce titre ? Certes le pire est toujours possible mais je doute que ce type de propos catastrophistes puissent être d’une quelconque utilité. En tout cas, elle n’aidera pas le travail de l’équipe d’éducateurs sur le terrain. La mort de quelqu’un n’est pas une anecdote, la mort d’un jeune n’a pas pour finalité de faire vendre davantage un journal ou de servir de faire valoir aux propos d’un ministre, et ce quel que soit le crédit qu’on accorde à ce ministre.

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Quelle est la finalité de l’information, voilà une question à développer.

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