Cela se complique un peu si l'on commence à rechercher de quel type de proximité il s'agit : j'ai besoin d'un service d'information près de mon domicile ou près de mon lieu de travail ou près de chez mes parents chez lesquels je vais souvent ou les trois. La multiplication des services a un coût pour les finances publiques.

Pour compliquer le tableau, en matière d'information, une nouvelle forme de « proximité» est née avec Internet. Si vous tapez deux mots dans un moteur de recherche, vous obtiendrez une liste de sites mais ces sites géographiquement où sont-ils implantés ? C'est une véritable révolution qui est en marche, une révolution qui tiendra dans le futur de moins en moins compte du territoire géographique. A ceux qui pensent que nous avons encore le temps, je rappellerai la baisse des prix des produits informatiques, l'effondrement prévisible des tarifs téléphoniques (pour 30 euros par mois, on a abonnement compris, Internet et le téléphone en « national» illimité).

Cela ne peut que changer à très court terme la façon pour le public de s'informer. Loin de moi l'idée qu'il ne faut plus de lieu d'accueil en proximité mais sans doute les implantations devront être mieux réfléchies dans l'avenir. Il faut de plus en plus de temps pour vérifier l'information, trier la part de communication institutionnelle (oserais-je dire de publicité) pour rendre l'information digeste par le plus grand nombre.

Devant une mission de plus en plus difficile, ne faut-il pas faire un peu moins de redondance et créer de véritables pôles de compétence ?