L'équilibre financier des « fournis- seurs d’information » est-il menacé
Par Christian BENSI le vendredi 17 février 2006, 07:45 - Apports et réflexions - Lien permanent
Des difficultés sont à craindre pour le financement des organismes publics et associatifs, chargés de collecter et de mettre à disposition du public, de l'information.
Le financement des éditeurs publics est assuré jusqu'à présent par des subventions mais ce modèle est menacé et ce pour deux raisons.
D'une part, les budgets disponibles progressent moins rapidement que les besoins, en perpétuelle progression eu égard au nombre d'informations sans cesse croisant qu'il faut mettre à disposition.
D'autre part les « financeurs » affectent de plus en plus leur aide de façon ciblée (contrat dit d'objectifs) qui ne permet pas de couvrir l’ensemble du champ et laisse peu de place aux recherches-développements pourtant indispensable.
Tout naturellement et ce depuis longtemps, les éditeurs ont cherché d’autres ressources. La publicité est le système le plus utilisé, que ce soit pour les éditions papier ou pour le web. Elle intervient souvent comme un réducteur de coût mais cette réduction a ses limites.
Une autre source de financement est la vente des bases de données mais comment imaginer qu’une source d’information mise gratuitement à disposition du public, puisse ensuite être vendue à d'autres partenaires !
Plus le service public est demandeur de financement et plus on entend que les besoins de ce secteur pourraient être financés dans le cadre d'une logique de marché. C’est oublié un peu vite qu’un « service minimal d’information » doit être assuré.
S’informer sur ses études, choisir son futur métier, connaître ses droits, les démarches à effectuer, les différentes aides, les dispositifs d’accès à l’emploi… sont des besoins fondamentaux. Peut-on envisager sérieusement que seuls les jeunes, issus de familles très au fait de l’information ou disposant de moyens financiers importants, puissent accéder à une information de qualité ?
L'information joue un rôle de prévention non négligeable, qu'il serait prudent de ne pas oublier.
