Mutualiser, oui mais pour quoi faire
Par Christian BENSI le mardi 21 février 2006, 09:15 - Apports et réflexions - Lien permanent
On parle beaucoup de « mutualisation » et de « partenariat ».
La mutualisation sur Internet n'est plus une difficulté. Aujourd'hui, la
priorité n'est-elle pas d'effectuer un réel travail de simplification de
l'écriture ?
Jusqu’à présent, pour mettre en oeuvre un partenariat, il fallait « réfléchir ». On pouvait alors créer des commissions, des groupes de travail, des comités de pilotage ce qui, avec le turnover régulier des responsables, ne garantissait pas la réussite.
Aujourd’hui, les nouveaux outils sont capables de syndiquer (d’agréger) des
informations et de les rendre disponibles sans qu’il soit nécessaire d’obtenir
l’accord formel des auteurs. Loin de moi l’idée d’affirmer que les partenariats
sont devenus inutiles mais simplement, que dans un grand nombre de cas, ils ne
sont plus indispensables pour mutualiser les données. La mutualisation, pour le
plus grand bénéfice du public, se trouve considérablement simplifiée. Le
partenariat n'est plus obligatoire, il est devenu purement
stratégique.
L’information aujourd’hui doit être réactive et exige de nouvelles façons de
travailler. Les liens hypertextes permettent de renvoyer vers d’autres sources
d’information. Les « frames » affichent dans un « cadre »
une page pertinente d'un autre site. Les fils RSS
affichent titres et début d'articles disponibles sur le web. Il y a enfin
toutes ces contributions, plus ou moins anonymes, qui enrichissent le net. Et
tout cela, en respectant la paternité (la maternité) des informations
fournies.
Nous allons donc être de plus en plus des agrégateurs d’information. Mais où
sera la plus value si tout le monde agrège les données des autres ?
Si pendant longtemps, le bien précieux a été l’exhaustivité, aujourd’hui on
rechercherait plutôt cohérence et facilité de lecture.
Un article sur la lecture des mails et leur compréhension
illustre bien ce propos. Il y est dit « Les gens considèrent souvent
que la tonalité ou l'émotion de leurs messages sont évidentes, parce qu'eux
"les entendent" mentalement, à mesure qu'ils écrivent. » et plus loin
« cela nous vient de ce que nous sommes manifestement inaptes à
prendre en compte l'autre, et à nous mettre à sa place. ».
Tout l’enjeu est là : collecter, oui, assembler, bien sûr, mais surtout rendre l'information "facile" pour le plus grand nombre : terrible difficulté !

Commentaires
la lecture de ta note me permet d'éclaircir une réflexion en cours pour moi : quel est l'intérêt d'un répertoire des sites web (genre de mutualisation des ressources de chaque CRIJ)? Si ce n'est qu'un simple répertoire est à mon avis sans intérêt, à part peut être pour celui qui le demande. Par contre quid du traitement de l'information diffusée sur nos sites ?? c'est à dire quels sites on cible pour quelle information et quelle ligne rédactionnelle on prescrit pour l'information jeunesse?!
Je n'ai pas de réponse mais je suis tout à fait d'accord avec la dernière citation.