Aujourd’hui, les nouveaux outils sont capables de syndiquer (d’agréger) des informations et de les rendre disponibles sans qu’il soit nécessaire d’obtenir l’accord formel des auteurs. Loin de moi l’idée d’affirmer que les partenariats sont devenus inutiles mais simplement, que dans un grand nombre de cas, ils ne sont plus indispensables pour mutualiser les données. La mutualisation, pour le plus grand bénéfice du public, se trouve considérablement simplifiée. Le partenariat n'est plus obligatoire, il est devenu purement stratégique.

L’information aujourd’hui doit être réactive et exige de nouvelles façons de travailler. Les liens hypertextes permettent de renvoyer vers d’autres sources d’information. Les « frames » affichent dans un « cadre » une page pertinente d'un autre site. Les fils RSS affichent titres et début d'articles disponibles sur le web. Il y a enfin toutes ces contributions, plus ou moins anonymes, qui enrichissent le net. Et tout cela, en respectant la paternité (la maternité) des informations fournies.

Nous allons donc être de plus en plus des agrégateurs d’information. Mais où sera la plus value si tout le monde agrège les données des autres ?

Si pendant longtemps, le bien précieux a été l’exhaustivité, aujourd’hui on rechercherait plutôt cohérence et facilité de lecture.

Un article sur la lecture des mails et leur compréhension illustre bien ce propos. Il y est dit « Les gens considèrent souvent que la tonalité ou l'émotion de leurs messages sont évidentes, parce qu'eux "les entendent" mentalement, à mesure qu'ils écrivent. » et plus loin « cela nous vient de ce que nous sommes manifestement inaptes à prendre en compte l'autre, et à nous mettre à sa place. ».

Tout l’enjeu est là : collecter, oui, assembler, bien sûr, mais surtout rendre l'information "facile" pour le plus grand nombre : terrible difficulté !