La formation en question
Par Christian BENSI le lundi 4 septembre 2006, 08:12 - Etudes - Lien permanent
Le n° 231 de la collection « Bref » du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) est consacré aux « multiples incidences de la formation initiale en début de carrière. »
Ces derniers mois, on pourrait croire que l’orientation scolaire puisse devenir affaire d’arithmétique. Tant d’emplois prévus dans les années qui viennent, tant de places ouvertes dans les formations, et donc tant d’orientations vers ces formations et donc ces emplois. La publication du Céreq illustre le rôle fondamental et contrasté de la formation initiale dans le parcours professionnel d’un individu.
Le Céreq précise que l’apport de la formation initiale dépend de la façon dont un individu s’est approprié la formation et l’a éventuellement utilisée pour se procurer d’autres ressources tels du temps, du soutien, des relations… Il rappelle par ailleurs que l’âge joue un rôle particulièrement important dans le caractère subi ou choisi des orientations, la projection dans l’avenir étant généralement plus hasardeuse à 16 ans qu’à 25 ans.
Il y a une tendance forte actuellement à dévaloriser l’importance du diplôme. Le Céreq affirme que le diplôme acquis en formation initiale constitue une ressource dont les individus ressentent le manque, ou au contraire la pertinence, à des moments-clés de leur parcours. Il précise que ceux qui ont eu la chance de suivre des formations supérieures pensent que le champ des possibles leur reste largement ouvert.
Les témoignages, recueillis par le Céreq, montrent que l’orientation s’effectue le plus souvent « chemin faisant. ». Au travers de ces affirmations, on constate des choix motivés sinon raisonnables : certains jeunes décideront de faire des choix d’études courtes pour se livrer à leur passion, d’autres verront leurs choix justifiés par la nécessité de leur indépendance financière. L’étude décrit aussi ceux qui poursuivent des études longues pour se laisser le temps de mûrir leur projet professionnel. Et bien d’autres exemples…
La lecture de ce document m’a conforté. Il est absolument nécessaire de faciliter la réflexion de ces jeunes, d’informer mieux que nous ne pouvons le faire actuellement. Il faut qu’un processus cohérent d’information publique se mette en place. Aider un jeune à trouver sa voie, ce n’est pas décider à sa place, c’est ouvrir le champ des possibles.
