En attendant INOP 2007
Par Christian BENSI le dimanche 10 septembre 2006, 23:53 - Actualité - Lien permanent
Futurinfo (en 2003), c’était l’année du lancement de l’expérimentation des cartes de vie quotidienne. Les industriels regrettaient alors que l’on fasse beaucoup d’expérimentation mais trop peu de mise en œuvre. L’utilisateur n’était pas oublié mais il n’était pas au centre du débat.
Futurinfo 2 (en 2004) s’est déroulé dans la continuité du premier. Efficacité et modernisation furent les maîtres mots. Le temps de la mise en œuvre était venu. Certains acteurs étaient euphoriques, d’autres réclamaient une certaine prudence.
Futurinfo 3 n’a pas pu avoir lieu.
En 2006, une nouvelle formule : Inop a vu le jour. C’est sans nul doute l’année où on s’est le plus penché sur les usages et la « formation » des citoyens aux dits usages.
Quelques-unes des réflexions, énoncées à INOP 2006, qui méritent approfondissements et débats :
- Le numérique est un outil de désenclavement territorial.
- L’e-administration est une administration en self service.
- Il faut construire des convergences entre les acteurs.
- L’administration et l’e-administration peuvent être en conflit.
- Il faut intégrer des messageries instantanées dans les services pour permettre le dialogue entre citoyens et collectivités territoriales.
- Les espaces numériques de travail sont aussi des lieux de communication entre administration, enseignants, parents et élèves.
- Les puces RFID vont multiplier par 100 les données stockées.
- Les réticences devant le fichage des individus sont contre-productives, elles coûtent chères et freinent la progression de l’e-administration.
- Concernant les Points Visio Public, le public s’y met rapidement mais il est indéniable qu’il y aura besoin d’accompagnement.
- L’ensemble des documents administratifs est actuellement en cours de numérisation. C’est extrêmement compliqué car les administrations sont souvent en désaccord quant au contenu et à la finalité de ces imprimés.
- Un des objectifs de notre action : renvoyer l’usager vers une seule administration. Il a fallu parfois réglé des problèmes de chapelle…
- Sur les formulaires papier, on pouvait rédiger une courte phrase pour expliquer sa situation particulière. Le numérique ferme toute possibilité de « fantaisie » entre administration et usagers. Il standardise et rend l’administration moins accessible.
- Hier, on était sur des systèmes propriétaires, demain ces systèmes seront capables de dialoguer entre eux (c’est Microsoft qui dit cela, mais si !)
- Allonantes : dans 90 % des cas, le téléphone est décroché en moins de 3 secondes.
- On constate une abondance d’information peu qualifiée alors que le public attend de l’information qualifiée et du conseil
- Pour évoluer, il va donc falloir mettre de l’humain dans Internet.
- L’accueil impliquera de plus en plus du personnel compétent et donc formé, doté de réelles qualités empathiques.
- En automatisant les procédures, les collectivités locales pourront économiser sur leurs frais de personnel… Le temps gagné pourra être réinvesti pour améliorer l’accueil du public.
- Il faut apprendre aux jeunes à trouver des informations sur Internet et à en évaluer la fiabilité et la pertinence.

