Dans l’article, on lit des témoignages de jeunes, qui se sont renseignés sur les formations, les métiers, les débouchés et qui ont fait LEURS choix.

Alors, d’où vient ce titre. Et bien, elle est dite par Loïc, 18 ans, qui a eu la mention assez bien, rêve depuis tout petit d'être astronome. Mais « personne n'a pu m'expliquer clairement le chemin à suivre ».

Pardon ! Je ne savais pas qu’il existait un DESS d’astronome. Heureusement qu’il ne voulait pas devenir « pêcheur d’étoiles » ou « écumeur de rêves » ! Cela aurait confirmé l’inefficacité des structures d’information ou d’orientation.

Pourtant, les réponses qui lui sont faites sont totalement pertinentes. L’article poursuit en précisant : « comme ses camarades, il reconnaît que le système scolaire fait des efforts pour aider les élèves dans la jungle du postbac. A partir de la troisième, le conseiller d'orientation organise des réunions dans les collèges. Il y a aussi les journées « portes ouvertes » des établissements supérieurs, le Salon de l'étudiant et bien sûr l'Internet… » Alors, pourquoi démarrer ainsi l’article ?

Le figaro titre « L’orientation cherche sa voie ». Un clin d’œil plutôt sympathique bien que moins « vendeur. »

C’est dans le corps de l’article que l’on trouve les informations gratuites. Elles sont un mélange d’affirmations de Gilles de Robien et de la journaliste qui écrit.

« Un grand service public unifié de l’orientation devrait naître dès cette année, suite au constat d’échec du système actuel, perçu comme opaque, incomplet et créateur d’injustices… chez nous, 22,8 % des jeunes âgés de moins de 25 ans sont au chômage (contre 18,4 % en moyenne dans l’Europe des 25)… 41 % des bacheliers qui s’inscrivent à l’université en sortent sans le moindre diplôme, et 40 % des actifs occupent un emploi « sans rapport avec leur formation initiale ». Ce qui fait au total pas mal d’erreurs d’orientation. »

Rapprochement un peu simpliste, non ! L’information-orientation n’est pas une gare de triage (voir rapport du CEREQ).

L’article cite les 5 300 COPSY, l’ONISEP, le CIDJ, les SCUIO et poursuit : « Beaucoup de moyens pour de bien maigres résultats. »

Etonnant ! 55 postes de COPSY ont été créés en 2006. Il faudra donc une centaine d’années pour renouveler l’effectif. Beaucoup de CRIJ ont vu ces dernières années leurs subventions baisser. De quels moyens s’agit-il donc !

La meilleure phrase est pour la fin. Parlant des jeunes : « les alertera-t-on…sur le temps qu’ils risquent de perdre en s’inscrivant n’importe où, faute de place ailleurs ? » Vous pouvez répéter la question ?

Loin de moi l’envie de dire que tout va bien dans le secteur de l’information-orientation. Oui, il faut réformer ce secteur et le réorganiser ! Pierre Lunel a été nommé délégué interministériel à l’orientation au conseil des ministres d’hier. Dans un tel climat, il est à craindre qu’il ait du mal à mener à bien la large concertation prévue.

Dernière minute : Le nombre de postes de COPSY au concours a été fixé à 50 pour 2007.