Contrairement à ce qui ressortait des annonces du président de la république et du premier ministre en juin et juillet dernier, il semble bien que la réforme ne sera pas « bouclée » avant la fin de l’année. Pierre Lunel envisage en effet une large consultation. Il souhaite qu’un maximum d’acteurs adhère à l’idée d’une « mise en synergie créative. »

Il réaffirme plus loin « toutes les personnes qui travaillent dans les milieux de l’orientation et de l’information jeunesse que j’ai rencontrées sont convaincues qu’il faut faire de l’orientation une cause nationale »

Il insiste sur le caractère interministériel de sa mission en rappelant que le décret qui a permis sa nomination a été signé par 15 ministres.

Bien que désigné par les représentants de l’Etat, il n’en oublie pas moins les régions et annonce qu’il ne souhaite pas opposer un schéma national avec ce que font les régions. Il aborde la question des débouchés mais là encore le discours est différent de ce que nous avons entendu en juin et en juillet. Il parle seulement « d’indicateurs ». Il condamne cependant les universités qui refusent de fournir des renseignements quant au taux d’insertion dans le monde du travail, selon le cursus choisi.

Il compte travailler avec les branches professionnelles et le Conseil d’analyse stratégique. Il compte développer les stages en entreprise et l’apprentissage à l’université.

Il réaffirme son souhait de mettre en place un service public de l’orientation pour « l’ensemble de la jeunesse. »

Concernant la question des copsy, il affirme « il est hors de question de faire porter le chapeau des problèmes d’orientation, exclusivement aux copsy. L’Etat s’est désintéressé de leur sort durant des décennies… »

Il cite également le réseau des missions locales et « d’autres intervenants ». Dans ces autres intervenants, compte-t-il également les professeurs principaux, les personnels des CDI et les parents dont le pouvoir devrait se renforcer au sein des établissements cette année (décret et circulaire).

Pierre Lunel travaillera avec 14 chargés de mission issus de l’Education nationale, du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports et probablement de l’agriculture.

Il annonce pour conclure ne pas craindre les prochaines échéances électorales car dit-il « le diagnostic est partagé à gauche comme à droite. »

La dépêche de l’AEF m’a été communiquée ce mardi par Michel ABHERVE, président du CIJE et je l’en remercie.