Le 3 octobre la SFP était reçue par Pierre Lunel. Si les représentants des COP ont rappelé leur attachement à la dimension psychologique de leurs métiers, Pierre Lunel et ses collaborateurs ont parlé de travail en équipe (adjoindre d’autres compétences).

Le 10 octobre, dans « Les Echos Sup », Pierre Lunel répond quant à une éventuelle fusion des services d’information et d’orientation : « Ce n’est pas mon objectif. Je veux au contraire faire jouer les synergies, créer une mobilisation générale, en associant les « copsys », les chambres des métiers, les fédérations professionnelles, les différents acteurs de l’insertion, l’ANPE… »

Le SNES qui a rencontré le délégué interministériel le 12 octobre précise : « Nous avons dit que nous n’étions pas du tout opposés à un toilettage de la formation, mais qu’il était exclu pour nous que ce toilettage puisse remettre en cause la qualification et le statut de psychologue. » Le syndicat rappelle qu’il préconise « un doublement des effectifs. » Pierre Lunel semble attaché à une plus grande présence des conseillers au sein des établissements scolaires.

Le 24 octobre dernier, le rapport définitif HETZEL était remis au premier ministre.

En dehors des propositions qui sont formulés, on fait beaucoup référence à « l’information-orientation. » Pierre Lunel est même qualifié à plusieurs reprises de délégué interministériel à l’information et à l’orientation. On y parle aussi de réorientation des jeunes sortis sans diplômes des universités en utilisant le savoir-faire des services de l’université, des missions locales, du Service Public de l’Emploi, de l’AFIJ, des établissements consulaires…

Un grand absent dans le rapport Hetzel : le réseau Information Jeunesse, manifestement pas entendu lors de la consultation.

Le 26 octobre, le premier ministre a donné sa conférence de presse mensuelle. On est très loin du discours du Président de la république du 27 juin qui affirmait : « on ne peut pas indéfiniment laisser un grand nombre de jeunes choisir des orientations alors qu’on sait parfaitement qu’il n’y a pas d’emploi à la clé. » Quatre mois plus tard, le discours du premier ministre est nettement plus nuancé. Ce dernier parle d’une "orientation qui respecte la liberté et les aspirations de chacun", car "on est toujours meilleur dans une filière et un métier lorsqu’on les a choisis librement".

Bien loin aussi de l’affirmation du 1er ministre du 29 juin : « c’est à l’entrée à l’université que l’enjeu de l’orientation est bien sûr le plus fort ». Aujourd’hui le premier ministre affirme : « Qu’est-ce qu’une bonne orientation ? Tout d’abord une "orientation précoce", dès la 3e… »

Des propositions du rapport Hetzel sont retenues par le premier ministre :

  • dès la troisième, un entretien informatif annuel mais obligatoire,
  • le même est prévu en 1ère ou à la fin du premier trimestre de terminale,
  • institution d’un dossier unique permettant au lycéen d’inscrire ses choix d’orientation,
  • pré-inscription des jeunes dans les universités qui accepteront d’expérimenter le dispositif pour prévenir les erreurs d’orientation
  • un bilan donnant la possibilité de se réorienter après le premier semestre universitaire

Enfin et pour conclure : deux news signalées par le site copsy.ouvaton : « Les universités veulent avoir leur mot à dire sur l’orientation » et « Université: Villepin veut "réorienter les conseillers d'orientation" ».