La synthèse des 26 pages de l’étude, réalisée par Cécile Delesalle et Sophie Govindassamy est très complète.

J’ai pour ma part retirer quatre interrogations de cette étude :

1. Certains jeunes trouvent les publications d’information trop compliquées à lire. Les auteurs affirment que certains jeunes sont rebutés par des mises en pages trop denses, y compris sur Internet. L’enquête précise l’intérêt des jeunes pour l’image et le son mais ce n’est évidemment pas une surprise. L’étude parle de problèmes de compréhension de la terminologie. Elle conclut sur le rôle majeur du support et cite comme essentiels « l’attractivité, la maniabilité, la lisibilité, le coût, le niveau de langage et les terminologies, l’organisation et les outils de repérage. » Il serait intéressant d’aller plus loin et de voir en quoi les supports que nous fabriquons correspondent à l’attente des jeunes ?

2. L’étude précise que les bibliothèques municipales représentent une ressource importante pour les jeunes. Quant on sait ce que l’on peut trouver dans une bibliothèque en matière d’information sur les études ou les métiers, il serait intéressant de vérifier les causes de cet engouement (maintes fois affirmé dans d’anciennes enquêtes) et confirmé encore ici. Sont-elles plus connues que le PIJ ou le CIO, pourtant implantés sur la commune, ou de la cité des métiers située de l’autre coté du périphérique ?

3. Certains jeunes connaissent des ressources d’information mais ne les utilisent pas : en collège, tous connaissent le CDI mais beaucoup ne l’ont jamais pratiqué dans ce domaine. Plusieurs connaissent le PIJ mais n’y sont jamais allés. Pourquoi ?

4. Les échanges avec les adultes croisés quotidiennement jouent un rôle important : « professeurs principaux, professeurs « préférés », CPE, surveillants, entraîneurs sportifs, éducateurs, animateurs du SMJ, etc. » Il serait intéressant de connaître la proportion d’information qui transitent par ce canal et en tirer des stratégies. Qui doit être destinataire de l’information ?