Je n’ai pas entendu prononcer une seule fois le terme « auto-documentation », pourtant pilier de l’information jeunesse. Un mot revient par contre en permanence : accompagnement. Quand il n’est pas utilisé, on entend : information pratique, information vivante, information dynamique. En fait on parle d’information qualifiée, d’information « mode d’emploi », une information où le jeune est encouragé à revenir s’il en a besoin, une information qui s’appuie bien davantage sur une qualité relationnelle.

Chacun s’accorde à redéfinir les missions des structures et surtout les métiers. Cette redéfinition sera complexe, eu égard au statut tantôt public, tantôt privé des personnels.

Deux types de structures ont confronté leur réflexion :

  • Les structures de proximité PIJ BIJ dont la fréquentation ne baisse pas, peut-être parce que leur public à moins accès à Internet (secteur rural) et parce que « l’informateur » est plus proche de son public.
  • Les structures plus grosses, souvent urbanisées dont la fréquentation baisse notablement. Elles sont amenées à devenir de plus en plus des centres de ressources et savent qu’elles ont intérêt à augmenter leur présence sur Internet.

La question de l’information par les pairs (Les jeunes entre eux, la famille, les professeurs, les éducateurs…) à été soulevée à plusieurs reprises. Les structures d’information devront dans les années qui viennent réfléchir à la formation de ces pairs qui jouent un rôle de plus en plus déterminant.

Etienne Madranges, directeur de la jeunesse et de la vie associative, a conclu ces deux jours. Il envisage une réécriture de la charte et des assises nationales de l’information des jeunes avant la fin de l’année.