Le fonctionnement de nos institutions s’alourdit
Par Christian BENSI le jeudi 22 février 2007, 00:35 - Apports et réflexions - Lien permanent
Gilles Martin, l’été dernier, avait attiré mon attention par un article plein d’humour au titre évocateur : Faut-il déterrer les graines tous les jours pour vérifier qu’elles poussent bien ?
Gilles Martin parle ici de l’entreprise et de ses dirigeants mais les entreprises ne sont pas les seules institutions à souffrir de cette "maladie" du contrôle permanent.
Dans son billet, Gilles Martin affirme que la question intéressante n’est pas de savoir si les dirigeants manquent ou non de contrôle sur leur entreprise, mais plutôt de savoir s’il est souhaitable que les dirigeants contrôlent leur entreprise.
Il raconte une expérience faite avec des étudiants auxquels était demandé de superviser un travail. Le seul fait pour un groupe test de croire qu’il avait exercé sa supervision, avait convaincu ses membres que le produit final réalisé était merveilleux alors que leur intervention n’avait eu aucun impact !
Il conseille d’éviter de mettre en place ou de faire durer ces organisations où il est quasiment impossible de prendre la moindre initiative car les personnes qui contrôlent le travail sont elles-mêmes contrôlées par d’autres, elles aussi contrôlées par d’autres, qui doivent en rendre compte à ceux qui contrôlent tout…
Ce type de dirigeant, poursuit-il, est typiquement celui qui décourage tous ses collaborateurs, emmène son entreprise dans des choix hasardeux, et, le pire, souvent sans s’en rendre compte.
Institutions publiques ou privées sont aujourd’hui de plus en plus souvent victimes d’une surveillance, qui interdit totalement tout esprit d’innovation. Est-ce un bien ?

Commentaires
merci pour cette note. Parce que cela m'a permis de connaître le blog de Gilles Martin,vraiment très intéressant. Et parce que cela me permet de prendre du recul sur ma propre pratique en terme de management.
(Bien qu'en toute modestie je pense friser la perfection par moment. lol )
C'est vrai, je n'avais pas pensé à cette fonction du blog, pourtant évidente, celle de faire connaître d'autres blogs.
Pour ce qui est de la perfection, qui s'aventurerait à dire le contraire ?
Mais je ne comprends pas cette modestie "par moment" !