Dans son billet, Gilles Martin affirme que la question intéressante n’est pas de savoir si les dirigeants manquent ou non de contrôle sur leur entreprise, mais plutôt de savoir s’il est souhaitable que les dirigeants contrôlent leur entreprise.

Il raconte une expérience faite avec des étudiants auxquels était demandé de superviser un travail. Le seul fait pour un groupe test de croire qu’il avait exercé sa supervision, avait convaincu ses membres que le produit final réalisé était merveilleux alors que leur intervention n’avait eu aucun impact !

Il conseille d’éviter de mettre en place ou de faire durer ces organisations où il est quasiment impossible de prendre la moindre initiative car les personnes qui contrôlent le travail sont elles-mêmes contrôlées par d’autres, elles aussi contrôlées par d’autres, qui doivent en rendre compte à ceux qui contrôlent tout…

Ce type de dirigeant, poursuit-il, est typiquement celui qui décourage tous ses collaborateurs, emmène son entreprise dans des choix hasardeux, et, le pire, souvent sans s’en rendre compte.

Institutions publiques ou privées sont aujourd’hui de plus en plus souvent victimes d’une surveillance, qui interdit totalement tout esprit d’innovation. Est-ce un bien ?