Décentralisation, le doute s’installe
Par Christian BENSI le mardi 27 février 2007, 09:19 - Etudes - Lien permanent
Un sondage a été effectué par Ipsos pour la
gazette des communes, les 24 et 25 novembre dernier. 966 personnes,
constituant un échantillon national représentatif de la population française,
âgée de 18 ans et plus, ont été interrogées (méthode des quotas).
En 1999, seulement 13% des personnes interrogées indiquaient que la décentralisation était allée trop loin. 45 % le pensent fin 2006. C’est surtout chez les plus jeunes que la défiance est marquée : 51 % pour les moins de 35 ans et 42% pour les plus de 35 ans.
Les personnes les plus diplômées sont moins réticentes face à la décentralisation. 29% seulement souhaitent un retour en arrière, 59 % pour les personnes non diplômées. Ipsos signale que ces différences étaient déjà présentes en 2003, mais qu’elles se creusent
On constate une hésitation semblable pour les maires. Seuls 20% des maires (-28 points depuis 2003) plébiscitent un renforcement de la décentralisation.
Les Français craignent que la décentralisation provoque des inégalités entre territoires et une augmentation des impôts locaux.
Seul un Français sur cinq trouve qu'il y a trop de communes en France mais 58% seraient d'accord pour que leur propre commune fusionne avec une autre.
A l’inverse 54 % ne se disent pas prêts à ce que leur département fusionne avec un autre et 58 % ne souhaitent pas que leur région fusionne avec une autre région.
Enfin, près d'un Français sur trois ne connaît pas le nom de sa propre région. On constate un meilleur résultat chez les plus jeunes et les plus diplômés.

Commentaires
Nous avions il ya quelque temps déjà une discussion autour de la "proximité", que ce soit de 'linformation ou des services. Est-ce que la question de la décentralisation ne pose pas le même problème ?