Jean-Alain Mariotti, pour la Chambre de commerce et d’’Industrie du Lot-et-Garonne a notamment affirmé qu’il était essentiel de savoir où on « plaçait le curseur » entre services publics et services privés, une question récurrente au Conseil économique et social.

Jean-Paul Bailly, Président de la Poste indique qu’une de ses préoccupations est d’assurer l’adéquation entre la pertinence des implantations et les attentes d'une population de plus en plus mobile. La Poste rejoint les centres commerciaux et quitte les centres-villes, quand ces derniers sont peu dynamiques. Il constate qu’aujourd’hui « le client » à la Poste n'est pas accueilli par celle-ci mais par la file d’attente. Des personnes seront chargées désormais d’orienter le public à l'entrée des établissements.

Jean-Alain Mariotti signale que le public a une forte demande de service de proximité et souhaite une plus grande disponibilité au niveau des heures d’ouverture. Après avoir longtemps pensé qu’Internet remplacerait tout, on constate une forte demande actuelle de guichets physiques. M. Mariotti précise que des organismes comme eBay et Amazon, fortement implantés sur le net, font appel à la Poste aujourd’hui pour envoyer des catalogues et de la communication papier.

Mercedes Erra pour Euro RSCG dit que l'entreprise se rend compte aujourd’hui qu'elle doit communiquer sur ces produits, sur ses valeurs mais aussi introduire une dose de « public » dans son activité.

Jean-Christophe Bretxa pour Revedco annonce qu’on va trouver de plus en plus de services publics dans les centres commerciaux. Le public souhaite des espaces mixtes (privé et public).

Mercédès Erra dit que le public s’équipe de plus en plus pour rester connecter à son environnement et que le temps perdu n’existe plus. On assiste à un décloisonnement du temps. La rue est redevenu un espace de vie à part entière.

Certaines questions posées dans la salle attestent que la Poste est restée aux yeux des élus un symbole du service public. Un maire s’est plaint des difficultés de mise en place des agences postales communales. Un autre a regretté qu’on n’étudie pas davantage la mise en place de services publics itinérants pour les petites communes qui ne peuvent pas mettre en place des maisons de services publics.