Il est utile de rappeler la directive 2006/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 sur la conservation des données.

Citons enfin un extrait de l’article du Monde, cité plus haut, qui parle du contenu du décret :

« En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet... »

Le texte prévoit de conserver la trace de toutes les contributions sur le net et ce même dans le cas où elles auraient été retirées par la suite.

Permettez-moi une question : Peut-on croire franchement que les délinquants et autres terroristes continueront longtemps à utiliser téléphonie et web, du moins de façon non cryptée, pour communiquer, si ce décret est publié et appliqué ?

A l’inverse, un gouvernement souhaitant imposer une dictature disposerait là d’un outil redoutable pour contrôler toute opposition ! Est-ce souhaitable dans une démocratie ?