La rentrée scolaire 2006, qu'en ont-ils pensé
Par Christian BENSI le vendredi 4 mai 2007, 09:08 - Etudes - Lien permanent
Cette enquête Tns sofres a été réalisée du 5 au 9 septembre 2006 pour le Ministère de l'éducation Nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Elle a porté sur un échantillon national représentatif de 700 enseignants, 300 chefs d'établissements et 500 parents. Etaient concernés l'enseignement public et privé, les classes de la maternelle à la terminale. La méthode utilisée est la traditionnelle méthode des quotas.
Depuis la rentrée de septembre 2005, les enseignants de collèges et lycées doivent participer au remplacement de leurs collègues absents pour une courte durée (maladie, formation concours...). 68 % seulement des parents connaissaient cette mesure. Quand à la satisfaction, c'est une bonne chose pour 82 % des chefs d'établissement, 61 % des parents d'élèves et seulement 42 % des enseignants, évidemment directement concernés.
La note de vie scolaire fait le bonheur des parents (88 %), des enseignants (73 %) et dans une moindre mesure des chefs d'établissement (67 %). Même "équilibre" pour la question de l'apprentissage junior (à partir de 14 ans). Sont favorables 79 % des parents, 67 % des enseignants et 59 % des chefs d'établissement.
Les parents pensent très majoritairement que la violence a augmenté à l'école depuis 5 ans (73 %), dans une moindre mesure c'est aussi l'avis des enseignants (59 %). Seuls 48 % des chefs d'établissement sont du même avis.
La formation des enseignants est mise en cause par les.enseignants. Ils sont en effet seulement 70 % à considérer qu'ils sont bien formés dans les matières qu'ils enseignent mais plus grave seulement 51 % quand il s'agit de la pédagogie et de la manière de transmettre leur savoir. Enfin, seulement 7 % d'entre eux estiment qu'ils sont bien formés à la gestion des situations de violence. Les chefs d'établissement et surtout les parents sont beaucoup moins négatifs sur ces questions.
Les enseignants pensent majoritairement qu'ils bénéficient d'avantages sociaux intéressants (62 %), d'une rémunération satisfaisante (56 %). A l'inverse, 54 % d'entre eux considèrent que leurs efforts et compétences ne sont pas reconnus et 64 % qu'ils ne bénéficient pas de formations adaptées à leurs besoins. L'augmentation du nombre de formations proposées, pourtant indispensable, va être difficile puisqu'elle se heurte à la difficulté de mise en place des remplacements de courte durée (voir plus haut).
