Depuis la rentrée de septembre 2005, les enseignants de collèges et lycées doivent participer au remplacement de leurs collègues absents pour une courte durée (maladie, formation concours...). 68 % seulement des parents connaissaient cette mesure. Quand à la satisfaction, c'est une bonne chose pour 82 % des chefs d'établissement, 61 % des parents d'élèves et seulement 42 % des enseignants, évidemment directement concernés.

La note de vie scolaire fait le bonheur des parents (88 %), des enseignants (73 %) et dans une moindre mesure des chefs d'établissement (67 %). Même "équilibre" pour la question de l'apprentissage junior (à partir de 14 ans). Sont favorables 79 % des parents, 67 % des enseignants et 59 % des chefs d'établissement.

Les parents pensent très majoritairement que la violence a augmenté à l'école depuis 5 ans (73 %), dans une moindre mesure c'est aussi l'avis des enseignants (59 %). Seuls 48 % des chefs d'établissement sont du même avis.

La formation des enseignants est mise en cause par les.enseignants. Ils sont en effet seulement 70 % à considérer qu'ils sont bien formés dans les matières qu'ils enseignent mais plus grave seulement 51 % quand il s'agit de la pédagogie et de la manière de transmettre leur savoir. Enfin, seulement 7 % d'entre eux estiment qu'ils sont bien formés à la gestion des situations de violence. Les chefs d'établissement et surtout les parents sont beaucoup moins négatifs sur ces questions.

Les enseignants pensent majoritairement qu'ils bénéficient d'avantages sociaux intéressants (62 %), d'une rémunération satisfaisante (56 %). A l'inverse, 54 % d'entre eux considèrent que leurs efforts et compétences ne sont pas reconnus et 64 % qu'ils ne bénéficient pas de formations adaptées à leurs besoins. L'augmentation du nombre de formations proposées, pourtant indispensable, va être difficile puisqu'elle se heurte à la difficulté de mise en place des remplacements de courte durée (voir plus haut).