Microblogging ? Mais pour quoi faire !
Par Christian BENSI le samedi 19 mai 2007, 13:55 - Outils Internet - Lien permanent
Ce sont des services qui permettent de noter sur une page Internet, des phrases courtes. Elles sont classées par ordre chronologique comme pour un blog. Si on parle de « micro » c’est parce que chaque intervention de l’auteur sur sa page ne peut dépasser 140 signes, soit moins de deux lignes.
Le précurseur et le plus connu de ce type de service a pour nom Twitter. De nombreux clones ont vu le jour dernièrement. Blogitexpress est en français.
Pour vous faire une idée, voici quelques exemples. Ces pages-là sont celles de blogueurs qui, même sous cette forme, ont des choses à annoncer : Jérôme du blog Nioumédia, Philippe Lagane, Jean-François Ruiz, Richard Malterre et bien d’autres.
Mais il n’y a pas que des blogueurs. Un nombre croissant d’individus racontent ainsi les « évènements extraordinaires » qui leur arrivent tout au long de leur journée. Twitter et ses clones connaissent un succès croissant.
Aujourd’hui, il semble que le fait de prendre une douche, d’aller au cinéma, de passer une bonne soirée… soient des informations essentielles qu’il faut absolument diffuser à la planète entière.
En fait, seul le temps dira si on peut trouver à ce service une quelconque utilité. Pour l’instant, rien à espérer et beaucoup de ces pages ne sont plus mises à jour par leur auteur. Cela me rappelle les premiers temps des blogs, synonymes de journaux intimes. Quelle évolution en quelques années !
On peut imaginer que très vite Google se mettra à référencer tout ce
microblogging afin que nous… mourions étouffés sous une tonne d’informations
inutiles. 
Certains s’inquiètent de ces traces laissées sur Internet et qui pourraient jouer contre un candidat à la recherche d’un emploi. Les employeurs pourront en effet prendre connaissance dans le détail de la vie privé (défauts et qualités) des demandeurs d’emploi qu’ils seront amenés à rencontrer.
La simplicité de mise en forme, l’immédiateté de la mise en oeuvre de l’outil va encourager de plus en plus de jeunes à mettre à la disposition des autres des informations non vérifiées, mal formulées et aux finalités incertaines. Plus que jamais, le citoyen devra être vigilant face aux risques de désinformation.

Commentaires
Merci pour cet article très clair. Donc "ceux qui ne sont pas blogueurs" font apparaître leurs 'twitteries' sur une page de twitter.com. OK.
Sinon, la façon dont Philippe Lagané l'utilise (essentiellement pour mentionner des liens) est assez voisine de ce que l'on peut faire avec des services comme Spurl. Voir par exemple My Spurls en http://www.spurl.net/discover/user/...
Totalement d'accord.
Il semble en fait que tout le monde se demande aujourd'hui comment utiliser cet outil.
Après une phase forte de doute, certains tentent aujourd'hui d'utiliser le "buzz" qu'il peut permettre. A suivre.
Oui, enfin Blog-It Express existe depuis 2004 tout de même, mais pas sur le même ségment qu'un Twitter, beaucoup trop axé sur le "happy few" du web 2.0 (à mon sens).