Petit reproche (il en faut un), on ne peut pas s’y abonner. Il faut se connecter au site pour savoir si une nouvelle lettre est disponible.
Ce n’est pas de la dernière lettre toute récente (ce matin) dont je vais vous parler mais de l’avant dernière (le n° 675) du 11 mai.
Pégase traitait entre autre, du « portail » orientation-formation de l’Etat. Ce « portail » avait été fortement plébiscité dans le rapport Lunel. Au niveau des critiques, la lettre nous dit : …les adresses des CIO sont issues d’une base périmée… le téléchargement des brochures de l’ONISEP, pas forcément à jour… Le public qui utilise ce portail n’est pas averti de ces lacunes et, s’il s’en tient à ces sources d’information peut se trouver bien mal informé »
Pourquoi un outil comme celui-là contient de telles lacunes.
Parce que ce n’est pas un portail !
Avec le temps, on a fini par donner le terme de portail à tous les sites Internet. Le site de l’ONISEP serait un portail mais aussi le site de Centre Inffo, celui du CIDJ, celui de l’ANPE. Certes ces sites sont spécialisés dans un secteur précis mais ce ne sont pas des portails.
Un portail agrège le contenu d’autres sites, il en devient ainsi le portail d’accès. Dans le cas d’orientation-formation, un grand nombre de contenus sont réécrits.
Ce traitement de l’information coûte cher : récrire c’est recruter du personnel pour adapter au format du "portail". C’est un système extrêmement lourd. Mais ce qui est encore plus grave, c’est qu’avec le temps, les partenaires du « portail » oublient de fournir l’information nécessaire à sa mise à jour.
Il existe aujourd’hui des moyens pour afficher sans réécrire. C’est économe en terme de temps, c’est réactif en terme de mise à jour, cela respecte la paternité de l’information, cela responsabilise les partenaires.
A titre indicatif, un portail comme Métiers.info affiche les pages pertinentes pour un métier donné et bénéficie ainsi d’une mise à jour permanente. Le GRIO en avait aussi parlé en son temps. A préciser que les fiches de l'ONISEP ont été référencées depuis ce numéro de Pégase.
Les sites qui réécrivent les contenus sont comme les poupées russes. Après orientation-formation, il y en aura d’autres. Il faut absolument rompre avec cette pratique de la réécriture qui coûte très cher. La mise en place de vrais portails évitera la surenchère et permettra de rassembler les moyens pour rechercher de l’information et pas pour reformuler ce que d'autres ont déjà formulé. Sans doute des normes de mise en page devront être mises en place mais une fois ce travail effectué, la mise à jour sera totalement automatisée.
Un gain de temps considérable et une meilleure efficacité du service au public !

Commentaires
D'autant qu'une mise à jour automatique via le flux rss des sites auquel il renvoit serait d'une efficacité redoutable.
Regisseur(encore faut-il que les sites en question se mettent eux aussi à la page.)
Et la quelque part dans un bureau du "portail" information-orientation, quelqu'un dit :
Nathalie S.-"Un flux quoi ?"
Si on veut vraiment faire évoluer les choses, on pourrait demander (exiger) que toutes les structures financées par des fonds publics mettent à disposition leurs informations par des flux RSS.
Cela aurait dans un premier temps un coût : le développement des programmes permettant de mettre à disposition ces flux mais on pourrait imaginer dès lors que l'information soit vraiment disponible partout et mutualisable.
C'est faisable rapidement et cela aurait beaucoup plus d'impact qu'une réforme. Evidemment cela aurait un effet désastreux sur les recettes publicitaires et les ventes de documentation et il faudrait ajuster les budgets.
Personne ne pourrait plus dès lors confondre le secteur commercial et le secteur public.
Christian BensiNathalie, c'est malin le coup du RSS !
Le système n'a pas apprécié ton humour, semble-t-il car ton commentaire était partie dans les spams. Je viens de le remettre en ligne. Mon système antispam n'aime pas être contrarié !
Christian Bensi