Propositions du Président de la République pour l’orientation scolaire
Par Christian BENSI le samedi 2 juin 2007, 16:47 - Apports et réflexions - Lien permanent
Un nouveau fil de discussion sur le forum « où-vont-les-cops » me donne l’occasion de reprendre ici les propositions, émanant de l’UMP et du Président de la République (à l’époque candidat aux présidentielles).
Le projet de l’UMP pour 2007 comporte 70 pages au format PDF. Il existe également une version e-book.
« Avec les communes et les enseignants volontaires, nous expérimenterons une nouvelle organisation scolaire consistant à recentrer l’école sur la transmission des savoirs fondamentaux. Ce serait « l’école du savoir », et à confier les activités d’éveil, le sport, la culture, l’apprentissage de la vie civique dans toutes ses dimensions (citoyenneté, écologie, sécurité routière, secourisme, alimentation…), la découverte des métiers et le soutien scolaire aux municipalités, ce serait « l’école de la vie ». Les infrastructures nécessaires sont en pratique déjà gérées par les communes. Des bénévoles, des étudiants, des jeunes retraités, des responsables associatifs, des professionnels pourraient participer à l’encadrement des enfants.
La proposition n° 27 confirme les propos précédents : « Expérimenter, avec des communes et des enseignants volontaires, une répartition des compétences entre, d’un côté, l’Education nationale chargée de « l’école du savoir », de l’autre côté, la commune chargée de « l’école de la vie » (citoyenneté, culture, sport, activités d’éveil, découverte des métiers…). »
« L’orientation des élèves doit permettre à chacun de s’engager dans la voie qui correspond le mieux à ses talents, à ses goûts et aux réalités du marché du travail. Par une découverte précoce des multiples métiers existants, elle doit aussi donner envie d’apprendre et convaincre chacun que la réussite est moins une question de filière que de passion et d’engagement. C’est pourquoi nous créerons un vrai service d’orientation, plus en phase avec les besoins de l’économie et de la société. Nous ferons découvrir les métiers à tous les élèves de manière plus précoce qu’aujourd’hui. Nous mutualiserons les stages, qui sont actuellement un puissant facteur de reproduction sociale. »
La proposition n° 23 est plus ciblée : « Créer un vrai service d’orientation, en phase avec les besoins du monde du travail et de la société. »
La proposition n° 28 : « Transférer aux départements la compétence actuellement exercée par les régions en ce qui concerne les lycées. »
La réponse de l’ex candidat aux présidentielles à un questionnaire du SNES-FSU confirme les propos ci-dessus.
L'actuel Président parle de dédramatiser l’orientation, d’une orientation qui doit reposer sur la motivation », de redonner de la cohérence et des perspectives aux choix d’orientation, d’un accompagnement qui soit personnalisé et plus proche des réalités du monde du travail. Il souhaite que chaque jeune, avec sa famille, dispose « d’une information transparente sur les débouchés réels des filières » qu’il envisage et « sur ses chances de réussite dans celles-ci ».
Un peu plus loin, il précise : « Concrètement, nous devons financer en priorité les filières qui donnent des emplois ».
Enfin, je vous laisse le soin de lire le chapitre ci-dessous consacrés à l’orientation.
« SNES-FSU : Quelles sont vos propositions pour le service public d’orientation, en particulier pour les CIO ? (Missions, recrutement et qualification des personnels…) ?
L’orientation se fait aujourd’hui encore trop souvent par défaut ou par ignorance, nourrissant ainsi l’échec scolaire et le sentiment de relégation. Je propose donc de créer un vrai service d’orientation qui permette aux enfants et aux familles de mûrir leur choix en tenant compte des goûts et des compétences des jeunes comme des débouchés réels des filières. Pour cela, nos enfants ont besoin de découvrir progressivement les filières et les métiers. Je souhaite par conséquent que des parcours de découverte permettent à tous les enfants de prendre contact dès le collège avec la richesse et la diversité des professions. Grâce à un accompagnement personnalisé, les élèves seront alors à même de formuler un projet qui conciliera leurs goûts, leurs aptitudes et la situation du marché du travail. »

