Les EPN qui ont répondu à l’enquête sont majoritairement des espaces accueillant des publics très défavorisés. Le public de l’échantillon comprend notamment 19% de personnes illettrées.

Les usages dans ces structures ont été répertoriés. Ils sont dits « utilitaires » : chercher un emploi, des informations mais aussi communiquer avec d’autres. Les aspects ludiques ou commerciaux ne sont pas cités.

Dans ces EPN, les animateurs parlent d’accompagnement individuel. La nécessité d’initialisations personnalisées est abordée. Le manque de compétence (de formation) des professionnels, chargés d’accueillir ces publics, est regretté. Ces animateurs ne savent généralement pas quelle conduite adopter face à des personnes parfois dépressives, alcooliques ou très instables.

Les problèmes liés à la sécurité de l’établissement et au matériel sont souvent cités, l’insuffisance des moyens humains et financiers l’est également. Les animateurs se plaignent du manque de temps, ce public ayant besoin d’une attention forte et qualifiée.

Un des principaux commentaires de cette enquête : « les attentes de ce public dépassent de très loin ce qu’un Espace public numérique seul, peut offrir ».

On sait depuis longtemps qu’il est indispensable de faire un point d’étape quant à la mission des EPN. Ces établissements ne devraient-ils pas être l’outil d’espaces multi-partenariaux, davantage axés sur l’information et le lien avec l’administration ?

En partenariat avec d’autres structures, les espaces publics numériques pourraient rendre de grands services. Ce rapprochement s’est d’ailleurs opéré dans certains lieux. Les animateurs parlent de la nécessité d’une « mise en réseau ».

A la question : « Pensez-vous que votre espace ait les ressources pour répondre aux attentes de ce public ? », la réponse est non à 46 %.