Un rapport du Sénat
Par Christian BENSI le dimanche 22 juillet 2007, 00:52 - Etudes - Lien permanent
La Mission commune d’information du Sénat vient de publier un rapport intitulé Fonctionnement des dispositifs de formation professionnelle. Le rapport précise notamment : « Comment s’accommoder du fait que l’accès à la formation soit principalement réservé aux salariés les plus qualifiés, âgés de moins de cinquante ans et travaillant dans les grandes entreprises ? » Mais c’est la partie concernant l’information et l’orientation scolaire et professionnelle que j’ai décidé de présenter ici.
La synthèse de ce rapport est ici et le rapport complet est là.
Le rapport précise que l’orientation doit être organisée en association étroite avec les parents. La Mission d’information du Sénat les qualifie de « coconstructeurs » du projet de leur enfant.
La Mission propose de généraliser l’option de trois heures (découverte professionnelle) à l’ensemble des élèves de troisième.
Elle rappelle l’importance de l'information sur les débouchés pour éclairer les jeunes et leur famille dans leurs choix d'orientation.
Mais le rapport propose surtout de « professionnaliser » les acteurs de l'orientation. Il préconise que des stages d'immersion en entreprise, au sein de collectivités publiques ou d'associations, soient rendus obligatoires pour l'ensemble des enseignants et des personnels d'orientation de façon à actualiser en permanence la connaissance concrète de leur environnement extérieur. La Mission propose de renommer les conseillers d’orientation-psychologues en « conseillers d'orientation professionnelle et psychologues. » Le rapport les nomme : « COP2 ». L’appellation « COP2 » me semble un peu limite, voire ridicule.
Le rapport insiste sur la nécessité d’entrer dans une logique de guichets uniques qui est de nature à améliorer l’accès à la formation. Le rapport poursuit en précisant que la création des maisons de l'emploi a été un premier pas dans cette direction.
La Mission rappelle le schéma national de l'orientation et de l'insertion professionnelle des jeunes mais précise que ce schéma a vocation « à se décliner au niveau régional, en prenant appui sur un travail en réseau des différentes structures en charge de l'orientation, relevant de l'État (centres d'information et d'orientation -CIO- du ministère de l'éducation nationale, du ministère de la jeunesse et des sports, ANPE...), des régions ou des chambres consulaires. »
La Mission souhaite « Confier à la région, dans le cadre de l’élaboration du plan régional de développement des formations professionnelles (PRDFP), la coordination de l’ensemble des acteurs de l’accueil, de l’information et de l’orientation, y compris les CIO, qu’il convient de transférer à la région, afin de rendre le service accessible à l’ensemble des publics sur l’ensemble du territoire. »
Le rapport s’inquiète de ce que de plus en plus de jeunes diplômés (bac +5) se retrouvent en situation difficile et sollicitent les missions locales.
La Mission souhaite enfin la mise en œuvre du projet de fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC. Elle aimerait y voir intégrer les services d’orientation de l’AFPA.

