Des expériences intéressantes ont lieu de plus en plus souvent dans Second Life : accueil du public (ambassades, bibliothèques, etc.), conférences et même opérations de présélection d’embauches pour des entreprises.

Des psychiatres réfléchissent aussi à faire des consultations dans SL. La nature même de ce monde virtuel peut les aider à soigner certaines pathologies. Je pense notamment à l’agoraphobie et de manière générale à toutes les personnes éprouvant des difficultés à rentrer en relation avec les autres. Accepter de rencontrer des avatars dans un monde virtuel est déjà le début d’une démarche permettant ensuite d’aller plus loin dans la vie réelle.

En quoi les métiers de l’information du public peuvent-ils être concernés ?

A y regarder de plus près, Second Life permet aux jeunes de retrouver l’anonymat auquel ils n’ont souvent plus droit.

Dans un monde où l’individu est de plus en plus enfermé dans un « profil », il est difficile pour un jeune d’accepter que son avenir soit limité à une simple adéquation avec des débouchés et l’état « actuel » de son carnet scolaire. Second Life pourrait ainsi être un lieu où on réfléchit à des « possibles ».

Le service public d’information pourrait ainsi l’aider à construire son projet, sans crainte d’être jugé. Et vous, qu’en pensez-vous ?