Au début, j’avais espéré faire l’atelier à la fois dans le monde virtuel Second Life et dans les locaux de la Cité des congrès. Les personnes, qui n’étaient pas présentes à Nantes, auraient pu participer au débat. Les fortes exigences techniques que cela imposait, m’ont contraint à abandonner cette idée.

J’aurai l’occasion ce week-end de revenir sur cette « gestion de l’absence » que les technologies de l’information nous permettent de mieux gérer aujourd’hui.

Etaient présents Maryse Delaunay, directrice du CRIJ Poitou-Charentes, Laurence Grandjean, directrice du CIJ de Seine et Marne, Jean-Christophe Frachet, conseiller municipal délégué du 2ème arrondissement de Paris et Stéphane Rodriguez, chef de projet CARIF Ile de France.

Les intervenants se sont attachés à nous présenter leurs projets. Laurence nous a parlé de ses projets web. Elle a notamment prévu d’ouvrir prochainement le site Internet du CIJ aux commentaires des internautes. Ce dialogue par le web permettra un échange entre utilisateurs et informateurs-documentalistes. Une modération aura lieu pour éviter tous débordements mais l’objectif consiste à donner la parole aux jeunes pour qu’ils puissent exprimer librement leurs témoignages et compléter ainsi l'information mis à leur disposition.

Maryse a parlé de la crise financière qui a frappé son CRIJ. Le personnel est passé de 23 personnes à 7. Cette situation a permis une réflexion sur la mission du Centre et sur la façon de travailler avec les partenaires. Deux projets web nous ont été présentés. Il s'agit de favoriser la contribution de plusieurs acteurs au sein d'un même site web.

Stéphane nous a parlé du site lesmetiers.net sur lequel une réflexion est actuellement en cours. Il nous a parlé du travail avec les partenaires et principalement l’Education Nationale. On peut noter la présence de deux conseillères d’orientation psychologues pour répondre aux questions écrites du public et la mise en place de chats. Il s’est félicité que France 5 ait repris intégralement les fiches métiers réalisées pour lesmetiers.net et a regretté que ce travail de mutualisation ne soit pas davantage généralisé.

Jean-Christophe a rappelé quelques notions générales :

Nous assistons à une véritable révolution des usages. Dans le monde du numérique, ce que je donne, je ne le perds pas. Les frontières géographiques sont tombées, le web est mondial. Nous sommes tous acteurs du web (chacun peut créer du contenu). Comme nous n’avons pas d’histoire dans le domaine de ces technologies, nous sommes obligés de prendre des risques et de tenter des expériences sans être certains du résultat. Enfin, il a rappelé qu’un grand nombre d’applications publiques sont réalisés avec des outils privés, ce qui représente un risque. Qui contrôle qui ? Si Google décide demain de ne plus référencer une partie du web, il le pourra puisqu’il devient l’outil universel de recherche...

Le débat avec l’assistance a été riche. Il a été observé que les technologies de l’information sont transversales à tous les services, elles doivent être portées au niveau le plus haut de la collectivité. Dès lors, tout dépend de la motivation, de l’envie de l’élu(e).

Les participants se sont accordés à constater que le principal frein à l’adoption des technologies de l’information était le manque de formation (de connaissances) des élus ou des décideurs. La peur de perdre le contrôle, d’être dépassé par ce qui se met en place ont été souvent cités. Cette peur est un facteur déterminant de blocages, d’autant plus sournois qu’il n’est généralement pas exprimé.