Dans la Lettre de l'Education du 15 octobre 2007, Bernard Thomas répond à la question suivante :

"Etes-vous favorable à l'idée de Pierre Lunel de créer des conseillers d'orientation des métiers à côté des Copsy ?

C'est une question lourde de conséquences. J'entre seulement pour l'heure dans le débat. Mais tel que je l'imagine, le système devrait reposer d'un côté sur les établissements et les conseillers d'orientation qui y travaillent, et de l'autre, sur un service extérieur d'information, sous la forme d'un guichet unique, qui tournerait autour du service public de l'emploi. L'éducation nationale ne peut plus continuer à porter seule cette mission."

Dans une dépêche de l'A.E.F. du 15 octobre, Bernard Thomas plébiscite le rôle des enseignants dans la transmission de l’information sur les métiers et les formations. Le rôle et la place des cops devraient être redéfinis pour faire davantage confiance à l’enseignant.

Clôturant en Sorbonne le colloque 2007 de l'Association "Jeunesse et entreprises", Xavier Darcos a notamment déclaré le 16 octobre : « … j'entends souvent dire que le dispositif français d'orientation fonctionne mal.

Cette affirmation doit bien entendu être nuancée, mais je dois reconnaître que le système d'orientation est si complexe que les élèves, les familles et les enseignants ne sont pas réellement informés de l'ensemble des possibilités de formation et d'emploi… Pour rendre efficace le dispositif d'orientation et assurer la réussite de tous les élèves, il me semble particulièrement important que les enseignants soient en mesure de les informer sur les métiers et les formations existantes…»

Bernard Thomas fait souvent référence dans ses interventions à 17 réseaux d’information des jeunes. Il sera essentiel de redéfinir les missions de chacun avant de créer des plates-formes multiservices. Dans le cas contraire, nous nous préparerions à de sérieuses difficultés.

Le DIO s’est exprimé aussi dans la note de l’AEF citée plus haut, quant au portail Internet unique d’information gratuit. Il semble que ce point ne soit pas clairement tranché à ce jour. Bernard Thomas part du constat qu’aucun site ne répond aux attentes de tous les publics et il se donne deux ans pour parvenir à un futur site portail.

Vaste choix en effet et échéance lointaine. Je rappellerai ici mes réflexions précédentes sur la définition et la nature de ce qu’on appelle un site portail : un portail ne consiste pas à réécrire ou à « compiler » n’importe comment les ressources d’autres sites ; un portail agrège de façon pertinente les contenus des autres sites.