Le DIO revient sur les sorties sans qualification, les échecs dans la scolarité dont il rend responsable l’orientation scolaire.

Il rappelle le coût des dispositifs en charge de l’orientation. Il chiffre en effet l’Iso (Indemnité de suivi et d’orientation) que touche les enseignants à 825,5 millions d’euros. Il additionne le coût que représentent les Centres d’information et d’orientation à l’Iso soit au total un peu plus d’1 milliard. Il rappelle que tout cela est sans compter l’intervention des régions, des départements, des communes et des autres départements ministériels. Il affirme donc que des efforts considérables sont faits mais que cela ne fonctionne pas.

Il propose de redistribuer l’Iso et sans doute d’abonder son montant pour les professeurs qui sont vraiment en charge de l’orientation des élèves.

Il dénombre entre 15 et 20 réseaux d’information, d’orientation et d’aide à l’insertion. Il cite principalement les CIO bien sûr, les missions locales et PAIO et le réseau Information Jeunesse. Il revient un peu plus loin sur le réseau des missions locales et de l’Information jeunesse dont il dit qu’ils sont les plus performants.

Le Délégué parle de rassembler ces 15 à 20 réseaux dans un réseau unique qui serait à la disposition du grand public comme directement des établissements et des élèves. S’il aborde l’hétérogénéité des statuts juridiques de ces structures, rien n’est dit sur la façon dont pourraient se structurer juridiquement ces plates-formes de services. Le DIO prévoit d’affecter la plus grande part des Conseillers d’orientation psychologues dans les établissements sous la responsabilité du chef d’établissement.

Il met en cause les parcours de découverte professionnelle dont il pense qu’il est urgent de définir le contenu. Il souhaite aussi qu’on dise à quels élèves cette option facultative s’adresse et quels enseignants en sont chargés.

Il propose de confier l’information sur les métiers, l’orientation des élèves et l’aide à l’insertion professionnelle aux enseignants. Il s’appuie sur ce qui se passe en Europe pour justifier son choix.

Il propose que la formation initiale et continue des professeurs prenne en compte la connaissance du monde du travail, de l’entreprise et de la situation de l’emploi.

Au sujet de cette nouvelle mission (une de plus) que l’on confierait aux enseignants, permettez-moi d’exprimer un doute. Cette future réforme nie le fait que l’information, l’orientation et l’aide à l’insertion nécessitent de vrais professionnels. Personne n’envisagerait sérieusement de confier à des juges par exemple, l’enseignement du français ou des mathématiques. Parce que personne ne doute qu’être enseignant est un métier.

La modeste formation complémentaire continue qui pourrait être proposée aux enseignants ne leur permettra pas d’accomplir sérieusement une mission difficile et qui demande de plus en plus de temps en recherche. On peut donc craindre que l’information distribuée par les enseignants soit très incomplète et ne permette pas de réduire les problèmes liés à l'orientation, ce qui est officiellement l’objectif.