Une autre façon d’être présent
Par Christian BENSI le vendredi 4 janvier 2008, 01:12 - Apports et réflexions - Lien permanent
Une nouvelle forme de proximité voit le jour : le « présentiel à distance ». Internet nous permet en effet d’assurer du présentiel même quand l’éloignement géographique ne le permet pas ou difficilement.
On a longtemps limité le rôle du web à des échanges textuels, synchrones ou asynchrones. Aujourd’hui les webcams ne permettent pas de reproduire toutes les caractéristiques du présentiel mais elles permettent d’en conserver l’essentiel : les éléments de contexte.
La question du « présentiel à distance » est fondamentale à un moment où l’impact environnemental de nos activités conditionne notre avenir. On peut imaginer aujourd’hui qu’une moins grande utilisation des transports ne limite pas la communication avec les autres.
Le « présentiel à distance » se joue de certains handicaps. Il permet aux personnes présentant des difficultés de motricité de participer à des réunions qui leur étaient interdites quand elles exigeaient des déplacements.
En terme de coûts, le « présentiel à distance » est infiniment moins onéreux : salaires des personnels pendant qu’ils se déplacent, frais de transport, etc.
Le « présentiel à distance » permet d’exploiter des temps disponibles plus courts, là où le présentiel physique exige la libération de plages horaires importantes. Il permet une relation plus suivie car il ne dépend pas d’un lieu mais de la volonté des personnes à se rencontrer. Le « présentiel à distance » permet une réelle disponibilité des individus et donc une meilleure efficacité.
En matière d’information du public, le « présentiel à distance » pourrait renforcer la collaboration entre les professionnels et favoriser leur activité. Le web permettrait de concevoir un accès au service public pour tous, qui se joue des difficultés géographiques et ce avec une réelle qualité de service. Il favoriserait de véritables plateformes dans les territoires, s’appuyant sur la mise en synergie des compétences sans procéder à de coûteux frais d’infrastructure. Une vraie nécessité, si l’on souhaite un service public plus disponible et plus présent, rendant justice à la compétence des professionnels et ce quelle que soit leurs implantations géographiques.


Commentaires
Excellent, c'est exactement cette vision qui nous a poussé à lancer le service d'entraide numérique SparkAngels. Appliqué au transfert du savoir-faire numérique entre les internautes, nous mettons à disposition un service (gratuit entre proches) qui permet de montrer son écran à distance (avec ou sans action) et de permettre un "présentiel virtuel" pour des applications d'assistance, d'accompagnement à l'usage, de formation à l'informatique.
A votre dispo pour en parler un peu si ça vous intéresse.
Franck,
Comme je te l'ai dit de vive voix, je suis intéressé pour présenter ton service.
Ce qui m'intéresse, c'est de faire réfléchir les lecteurs pour voir, comment à partir d'un service comme le tien, on pourrait développer des services d'information individuelle en ligne. La version "entraide blogueur" comme l'a présenté Philippe m'intéresse peu.
Envoie-moi ta doc quand tu as un moment et précise-moi quand sort la béta.
...et c'est ce qui permet à des organismes de formation peu scrupuleux de "charger la mule" en confiant 50 stagiaires démotivés et esseulés à des formateurs dépassés.
Pour les gestionnaires c'est du "pain benni" !
Encore une fausse bonne idée ; étonnant qu'Attali ne l'ai pas reprise...
Les outils sont là pour nous aider. Reste à savoir ensuite comment on les utilise et avec quelle finalité.
Un formateur seul (si j'ai compris ce que vous voulez dire) avec 50 stagiaires en présentiel n'obtiendrait pas de meilleurs résultats. Ici ce n'est pas l'outil qui est en cause mais l'effectif que vous annoncez.
Le "présentiel à distance" ne fait pas de miracle mais il présente bien des avantages, si on n'en profite pas pour faire n'importe quoi.