Indispensable mobilité ?
Par Christian BENSI le vendredi 11 janvier 2008, 00:40 - Etudes - Lien permanent
L’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) a commandé une étude à Opinionway sur la mobilité géographique et professionnelle des Français. Cette étude a été réalisée en octobre 2007 par téléphone. La méthode des quotas a été utilisée. 200 personnes par région ont été interrogées.
D’après les résultats de l’enquête, un Français sur deux accepterait de changer de département ou de région et un Français sur trois accepterait de partir à l’étranger.
Parmi les actifs, c’est en Ile-de-France que l’on trouve le plus de candidats au départ (61%).
Parmi les demandeurs d’emploi, 48 % des Bretons se disent prêts à partir à l’étranger alors que seuls 20 % des habitants de Rhône-Alpes s’y déclarent disposés. Les chiffres sont également faibles chez les habitants de Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
On constate d’importantes disparités. 60 % des cadres et des professions libérales et 56 % des personnes ayant suivi des études supérieures se déclarent prêtes à changer de région. Ils ne sont que 28 % à exprimer cette opinion chez les non-diplômés.
Dans les éléments les plus déterminants pour accepter la mobilité, on trouve la dimension financière à égalité avec la qualité de la vie. La qualité de la vie est citée à 80 % chez les plus de cinquante ans et les chefs d’entreprise.
La proximité avec les membres de la famille ou les amis est moins citée mais elle l’est tout de même par 40 % des personnes interrogées.
Chez les actifs qui refusent la mobilité, on constate que c’est justement l’attachement pour les proches qui motive leur décision à 81 %. Ce chiffre passe à 92 % chez les 18-24 ans. On trouve, chez ces actifs qui refusent la mobilité, un taux important de personnes qui se disent satisfaites par leur situation professionnelle.
L’Afpa rappelle que deux tiers des couples sont « bi-actifs », à savoir que l’homme et la femme ont un emploi. L’Afpa a souhaité vérifié dans quelle proportion un homme ou une femme était prêt à suivre son conjoint si une opportunité professionnelle se présentait pour l’autre. 60 % des Français se déclarent mobiles par attachement au couple et il semblerait que les résultats soient très proches quel que soit le sexe concerné.
Pour conclure, Pierre Boissier, Directeur général de l’AFPA, précise : « Nous savons bien que plus les actifs sont mobiles sur le marché du travail, plus ils ont d’opportunités de trouver un emploi ou de faire évoluer leur carrière professionnelle ».
Peut-on penser qu’avec les nouvelles technologies cette mobilité géographique sera moins indispensable ou bien est-ce encore trop tôt pour l’imaginer ?

