Débattre des réussites scolaires, éducatives et sociales
Par Christian BENSI le vendredi 25 janvier 2008, 00:01 - Actualité - Lien permanent
A l’occasion de ses 25 ans d’existence, l’Assemblée générale de Prisme accueillera une conférence débat sur le thème : « Réussites scolaires, éducatives, sociales pour les enfants et leurs familles… et les acteurs des territoires. Cette assemblée est programmée le vendredi 8 février à 14h30 au Centre Maurice Ravel, 6 avenue Maurice Ravel, Paris 12ème.
Prisme est un réseau national d’une cinquantaine d’experts. Des élus, des agents publics, des responsables associatifs, des consultants de l’éducation, de la jeunesse et du social, de l’ingénierie sociale et éducative, de la formation permanente, des spécialistes des TICE et des logiciels libres s’y côtoient.
La conférence débat sera animé par Jacques Guyard, ancien Secrétaire d’état chargé de l'enseignement technique et Olivier Masson, chargé de mission à la Ligue de l’enseignement. Une intervention de Philippe Meirieu, pédagogue français, professeur des universités… est prévue.
Sur le site de Prisme ; on trouve plusieurs textes dont un article de Jacques Guyard qui a pour titre : « Le diplôme national, rôle symbolique et rôle réel ».
Trois extraits :
« L’ensemble des baccalauréats et, au niveau supérieur, la licence, ne sont plus aujourd’hui des passeports pour l’emploi. Ils sont plutôt des passages symboliques indispensables pour accéder aux vraies formations professionnelles de demain…
Les plus hauts concours de recrutement de la fonction publique eux-mêmes ne sont pas à l’abri d’interrogations, quand on y voit réussir un pourcentage anormalement élevé de fils d’enseignants, ou qu’on remarque, à la sortie d’une récente promotion de l’ENA, qu’un tiers des premiers classés ( la « botte » qui fournit les grands corps de la République, Conseil d’Etat, Cour des Comptes, Inspection des Finances,.. ) sont eux-mêmes fils ou filles d’énarques !
Le diplôme national reste bien un garant de qualité et d’objectivité, mais il s’y superpose de plus en plus un deuxième niveau de sélection, plus dispersé et plus discret, où s’imposent le respect de codes comportementaux qu’on n’apprend pas dans les grands ensembles ni dans leurs écoles. »
Citons aussi deux autres articles de Jacques Guyard disponibles sur le site : Fédérer les acteurs en décentralisant dans la clarté et Vers un pilotage décentralisé.
