Adopter le numérique pour regarder vers l’avenir
Par Christian BENSI le vendredi 15 février 2008, 00:39 - Apports et réflexions - Lien permanent
Le site Génération.cyb nous signale que le 17 janvier dernier, Gérard Berry, informaticien, tout nouveau titulaire de la chaire d’innovation technologique Liliane Bettencourt au Collège de France, faisait sa leçon inaugurale.
Ce monsieur sait parler avec simplicité de choses compliquées. Le thème était le suivant : « Pourquoi et comment le monde devient numérique. »
Trois sujets ont retenu mon attention.
Gérard Berry a insisté moins sur la fracture sociale que sur la fracture générationnelle. Il a cité cette enfant, qui voyant un téléphone fixe, avec son cordon attaché au mur, questionne : « Dis donc, tu lui as mis un antivol à ton téléphone ? » Il constate qu’il y a une catégorie d’adultes qui ne se sont pas mis au numérique.
Il a particulièrement développé son intervention sur les bugs, leurs conséquences redoutables et sur la difficulté qu’il y a à s’en prémunir.
Il a regretté que dans le primaire et le secondaire, on apprenne encore aux jeunes le 20ème siècle et précise : « on ne peut pas avoir un enseignement qui soit tourné vers autre chose que le futur. »
Je vous encourage vivement à regarder les 57 minutes vidéo de son intervention.

Commentaires
Nous ne serons jamais à la traine sur l'avancée des technologies en partie grâce à (ou à cause de) ta veille éclairée !

Qui, parmis tes lecteurs, croit encore qu'un ordinateur ne peut pas faire le café ?
Là, franchement, tu me rassures.
Pour un enseignement de l'informatique dès le secondaire
L'EPI a rencontré Gérard Berry le 13-02-2008. ... Ils lui ont exposé les actions de l'association pour une discipline "informatique et TIC" en tant que telle au lycée,
complémentaire des utilisations pédagogiques de l'informatique dans les autres matières enseignées. ...
EPI: http://www.epi.asso.fr
merci pour cette invitation à écouter ce Gérard Berry..."Un bon informaticien ne doit jamais avoir confiance en soi"..."Ne pas laisser aux seuls informaticiens l'existence potentielle de Big brother"..."L'informatique, c'est plus qu'un parc d'ordinateurs alignés dans un CDI"..."S'y mettre (à l'informatique), c'est d'abord dompter la peur de s'y mettre"...Tout ce qu'il évoque nous rappelle que les mathématiques sont intimement liées aux sciences sociales dites "molles" comme une subtile mise en parallèle de l'élaboration d'un logiciel (au service des besoins de l'humain) utilisant des circuits (très techniques par contre) d'information...Maintenant, nous proposer de vivre avec les inévitables bugs, c'est une proposition très humaine en définitive...C'est un peu les "actes manqués de la machine" qui un jour (peut-être assez proche) nous les reprochera...?!
L'acte manqué de la machine me semble un concept intéressant mais peut-être un peu complexe à analyser, non !