Que ce soit pour une fille ou un garçon, les parents considèrent que l’essentiel est l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Les possibilités d’évolutions sont mentionnées par 59 % des parents pour les filles et 68 % pour les garçons. La différence est plus nette encore pour la souplesse des horaires de travail, jugée essentielle à 44 % pour les filles et seulement 19 % pour les garçons. C’est surtout chez les mères que cette souplesse est recherchée pour les filles. La différence est moins nette quand ce sont les pères qui répondent et ce critère est moins souvent mis en avant.

Pour ce qui est des secteurs professionnels, on observe des différences plus ou moins sensibles selon les secteurs d’activité. Les services et soins à la personne sont cités par 57 % des parents pour les filles et seulement 33 % pour les garçons. L’audit et la banque sont cités à 51 % pour les filles et seulement à 34 % pour les garçons. A l’inverse, le bâtiment est cité par 32 % des parents pour les garçons et seulement 8 % pour les filles, le secteur de l’industrie à 36 % pour les garçons et à seulement 20 % pour les filles. Même si on se réfère aux meilleurs chiffres (celui des garçons) pour ces deux derniers secteurs, les pourcentages sont très modestes.

Au final, il ressort que la vision des parents pour le métier de leurs enfants reste fortement liée au sexe concerné. Le concept de métier porteur notamment est apprécié différemment s’il s’agit d’imaginer l’avenir d’un garçon ou celui d’une fille. Les secteurs d’activité restent fortement marqués par une partition garçons/filles qui a peu évoluée, quoi qu’on en dise ! On a sans doute sous-estimé le rôle de frein que jouent les familles dans l’adoption de certains métiers.

Les deux parties du sondage sont ici et .