La terre s’aplatît
Par Christian BENSI le vendredi 25 avril 2008, 00:21 - Apports et réflexions - Lien permanent
Je viens de terminer la lecture de « La terre est plate ». Ce livre a été écrit par Thomas Friedman, grand éditorialiste au New York Times.
Son livre traite des effets de la mondialisation et de la révolution numérique. Il y montre que les frontières disparaissent ; que les nouveaux moyens de communication permettent d’abolir les distances et rendent les collaborations plus simples ; qu’un nombre sans cesse croissant de missions sont sous-traités dans ce qu’on appelle les pays émergents.
L’auteur rappelle que l’Inde mise énormément sur la formation : 2,5 millions de jeunes diplômés par an. Un chef d’entreprise indien affirme : « L’idée c’est d’apprendre constamment. C’est un examen permanent. On n’a jamais fini d’apprendre… ».
De plus en plus l’importance de l’information est reconnue. Sergey Brin, co-fondateur de Google dit : « les gens sous-estimaient l’importance de la recherche d’information… Il y a des gens qui cherchent sur Google quels sont les symptômes de la crise cardiaque et qui appellent ensuite les urgences. » Le responsable de Google en Chine poursuit « Actuellement la recherche sur Internet ne couvre qu’une infime fraction de tout ce dans quoi l’on pourrait naviguer et chercher. »
L’auteur pense aussi que la curiosité et la passion ont toujours été des atouts mais que leur importance s’est considérablement renforcée. Il affirme : « Le quotient intellectuel compte toujours mais moins que le QC (quotient de curiosité) et le QP (quotient de passion). D’où l’équation QC + QP > QI. »
Ce livre m’a conforté dans deux évidences :
- La formation tout au long de la vie est devenue indispensable. Rester compétent exige une veille permanente et une formation au quotidien. Des systèmes de type micro-formation notamment vont devoir se généraliser et ce très rapidement.
- Dans la plupart des secteurs, le refus d’adopter les technologies disponibles et le conservatisme ambiant conduiront plus sûrement à la crise que tout autre paramètre.


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