Suit une liste large de structures parmi lesquelles les missions locales et PAIO, les CRIJ, CIJ, BIJ, PIJ, les Points d'accueil écoute jeunes, les Espaces dynamiques d'insertion, l'ONISEP et les CIO et même le réseau de prévention spécialisée. Il y a en fait un grand absent dans cette liste : le CIDJ dont le sort est, semble-t-il définitivement attaché à celui de l'INJEP et donc à l'Etat (voir plus loin).

Michel Abhervé s'étonne de cette proposition, à juste titre. Présentée comme une proposition consensuelle, il rappelle qu'elle n'est pas « apparue dans les débats, les contributions, les échanges (du moins ceux qui ont été rendus publics) » du Grenelle de l'insertion.

Philippe Labbé, quant à lui, précise que « fusionner est de toute évidence hors de portée tant juridiquement (des branches professionnelles, des associations, des services publics, l’Éducation nationale…) que déontologiquement (l’anonymat de la prévention et Parcours 3…)»

Rien ne semble pourtant nouveau dans cette proposition qui revient de façon récurrente depuis plusieurs années et qui a pris ces dernières semaines une actualité particulière.

Mais cette proposition est-elle « hors de portée », comme le dit Philippe Labbé ? Sur le plan du statut de ces institutions sans doute, sur le plan financier, elle serait aussi fort complexe à mettre en place. Sur le plan déontologique, je ne vois pas vraiment où est le problème ! Mais comme Michel Abhervé, je pense « qu'annoncer une fusion sans avoir écouté les structures que l’on peut fusionner, c’est une garantie de susciter les réflexes de défense au lieu de préparer les évolutions des esprits nécessaires à une meilleure collaboration. »

L’UNML demande le respect du champ de compétence des missions locales.

L'Union nationale des missions locales hausse le ton lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 21 mai et revient sur le principe de la procédure d’appel d’offres pour la mise en oeuvre du contrat d’autonomie. J'en avais parlé ici.

Le directeur du cabinet de Bernard Laporte parle de l’avenir de l’INJEP et du CIDJ

Une rencontre entre l'intersyndicale dans les domaines de la jeunesse et des sports et le directeur du cabinet de Bernard Laporte a eu lieu le 13 mai dernier. Cette rencontre avait pour objet de clarifier les propositions du Secrétariat d'Etat en matière de Révision générale des politiques publiques (RGPP).

A la lecture de l'intervention de M. Moutouh (directeur de cabinet), on comprend qu'il s'agit pour le Secrétariat d'Etat de sauvegarder l'INJEP « alors que d’autres pistes prévoyaient sa suppression. » Il semble bien que tous ces « rapprochements » n'ont pour but que de sauver l'Institut. Outre le CIDJ, il parle d'un rapprochement géographique dans une « maison de la jeunesse et de la mobilité » avec les offices franco-allemand et franco québécois pour la jeunesse (OFAJ et OFQJ).

Quant au CIDJ, le directeur de cabinet souhaite distinguer deux aspects :

  • La nécessité de mettre en place un véritable CRIJ en Ile de France dans de nouveaux locaux puisque la mairie de Paris ne semble pas vouloir renouveler le bail actuel.
  • La fabrication de documents et l’animation de réseau qui seraient compatibles avec les nouvelles missions de l’INJEP.

Les pronostics pour la date de l’annonce du futur service public d’orientation.

Sur le forum « où vont les cops », les conseillers d'orientation psychologues pensent quant à eux que la conférence "Career Transitions and Lifelong Guidance: Building a European Response" des 17 et 18 septembre prochain pourrait être choisie « pour circonstance d'annonce "choc" (ou pas ?) sur le devenir de notre service public d'orientation ». Si Xavier Darcos ne fait pas son annonce comme prévu avant le 10 juillet prochain, on peut en effet imaginer que les dates du 17 et 18 septembre puissent être choisies car le gouvernement ne peut indéfiniment reculer.

Décidément, la réforme est en marche. Mais pour quoi faire ?