L’étude distingue cinq catégories de non internautes dans l’échantillon : les utilisateurs indirects (ceux qui ont recourt à leur entourage pour bénéficier des services Internet), les totalement déconnectés, les distanciés (ne voient pas l’intérêt) et les abandonnistes (ne l’utilisent plus).

Dans l’échantillon, 39 % ont eu une expérience d’Internet. 33 % sont équipés d’un ordinateur sans connexion chez eux et 18 % ont un ordinateur connecté. 67 % ne sont jamais ou rarement incités à utiliser Internet par leur entourage.

Une catégorie de l’échantillon (32 %) est tout à fait réfractaire à l’usage d’Internet. On trouve dans cette catégorie, essentiellement les plus de 60 ans et dans une moindre mesure les 45-59 ans. Une catégorie (20 %) n’utilise pas Internet mais se déclare prêt à le faire dans un avenir proche. Deux catégories semblent indifférentes face à Internet. Il s’agit de personnes vivant avec un internaute (conjoint et (ou) enfants) ou de jeunes anciens internautes. Pour ces derniers, Internet n’apporte rien ou si peu aux individus et à la société.

Très rares sont les non internautes qui n’ont pas d’imaginaire précis d’Internet, de ses atouts et de ses risques.

4 % des personnes interrogées seulement ne voient aucune utilité à Internet, 60 % pensent qu’Internet est utile pour les autres mais pas pour eux, 36 % le pensent utile pour eux et pour les autres.

Enfin, l’étude aborde la question : comment inciter les non internautes à utiliser Internet ? La majorité des personnes interrogées réclament une meilleure information sur les contenus et les services.

Dans une plus faible mesure, les non internautes réclament des aides financières, une meilleure lisibilité du coût total de la connexion au foyer, de la formation et un suivi technique.

Les services cités comme motivants sont la recherche d’information, la possibilité de faire des rencontres, la possibilité de communiquer à distance avec les amis et la famille, l’intérêt pour certains de ne plus se déplacer.

Elle est loin la période où il suffisait de parler et de montrer Internet pour convaincre de son utilité.

Les réfractaires d’aujourd’hui ont besoin qu’on leur prouve l’intérêt et l’utilité pour eux de devenir internaute. Pour une partie d’entre eux, le coût de la connexion restera un frein important tant qu’il faudra l’additionner avec le montant d’un abonnement France Télécom.

Une deuxième enquête portant sur un échantillon plus important est actuellement en cours. Elle permettra de confirmer ou pas ces premières analyses.