On ne peut plus douter que le web
devient communautaire, dans la mesure où il favorise de plus en plus la mise en
relation des internautes.
Ce constat est confirmé par la dernière enquête de
l’Observatoire des usages d’Internet, qui porte plus particulièrement sur
la fréquentation des sites communautaires. Dans le cadre de cet Observatoire,
Médiamétrie réalise chaque mois une étude par téléphone auprès de 1000
individus âgés de 11 ans et plus.
Sur le web, tout est occasion pour démarrer des « conversations ». Les
réseaux sociaux ont contribué à cette tendance. L’engouement des jeunes pour
ces réseaux doit nous faire réfléchir à l’utilité pour nous, professionnels de
l’information, d’y être présent.
Il n’est pas rare que l’on ait besoin
d’un espace pour pouvoir mettre en commun des documents, pour partager des
informations, pour concevoir à plusieurs des actions, bref pour constituer un
petit Intranet collaboratif.
C’est Jean-Christophe Sarrot qui nous parle de ce thème ici. Jean-Christophe est chargé d’études et de
formation à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire
(INJEP).
« Les dynamiques de travail coopératif commencent à émerger dans des
services publics qui, traditionnellement, ne les mettaient pas en œuvre… les
personnes qui participent à ces collaborations le font parce qu’elles y
gagnent : "enrichissement" personnel, reconnaissance, amélioration de leur
environnement, militantisme… »
Je vous ai parlé en mai dernier d’un service de microblogging :
Twitter. Ce service permet
d’écrire des messages de 140 signes maximum. Ces derniers servent à entretenir
des « conversations entre amis ». En fait, c’est un système de messagerie
instantanée que vous n’avez pas besoin d’installer sur votre ordinateur.
Utilisant le logiciel Skype, je n’ai pas besoin d’autres services de
messagerie instantanée. J’ai donc utilisé Twitter pour afficher des
informations très courtes. J’ai découvert ensuite Jaïku qui me permet aujourd’hui
d’afficher les "Flashs infos de Second Life" (voir sur le coté droit, plus
bas). Je trouve l’affichage plus beau, c’est pourquoi je l’ai adopté.
A la fin du mois d’octobre auront lieu deux manifestations.
« Déclin de l’institution et nouveaux cadres moraux » se déroulera
à Lyon les 22 et 23 octobre. Ce colloque est organisé par l’Institut national
de recherche pédagogique (Inrp).
Les institutions d'encadrement de la jeunesse sont confrontées à un déclin…
Leur projet de socialisation paraît s'être décomposé devant l'apparition
d'identités multiples, le développement de nouvelles formes de sociabilités,
l'émergence de communautés et de nouveaux espaces publics…
Techcrunch annonçait aujourd’hui le lancement de Ladies Room. Ladies Room est un
magazine féminin, mais c’est d’abord un site collaboratif. Sa
particularité : il est exclusivement réservé aux filles.
Dès que vous vous êtes enregistrée, vous pouvez accéder à une série de
vidéos dénommée « Style de fille », vidéos hébergées chez Dailymotion.
Bien évidemment, on vous encourage à en réaliser d’autres. Celles qui sont déjà
en ligne sont assez sympathiques. Les articles du site seront écrits par les
lectrices.
Ladies Room, c’est du web 2.0. Le site propose à ses lectrices de se
constituer un groupe d’amies. Il dispose de plusieurs flux RSS. Il vous permet
de configurer votre avatar. Attention, cela reste simple, mais c’est très
frais. Pour suivre l’avancement du site, il y a aussi un blog.
Quant à la ligne éditoriale, voilà comme elle est définie :
« Réflexion ou billet d’humeur, coup de gueule ou coup de chapeau, fiction
ou souvenirs. Tous les sujets nous intéressent : mode, environnement,
politique, culture, air du temps, beauté, peu importe le thème pourvu que votre
personnalité s’exprime à travers les lignes, et que ce soit drôle et
impertinent, émouvant ou insolite ! »
Pour vous faire une idée du ton, j’ai sélectionné cette vidéo de la série
« Style de fille ».
Le guide officiel de Second Life (Editions Pearson), paru en mai 2007, donne
la répartition par sexe des avatars de Second Life (chiffres arrondis
ici) :
Hommes incarnant des hommes : 42 %
Femmes incarnant des femmes : 40 %
Hommes incarnant des femmes : 15 %
Femmes incarnant des hommes : 3 %
Ces chiffres semblent prouver qu’une très grande majorité de personnes s’en
tiennent au sexe qu’ils ont dans la vie réelle. Cependant, un grand nombre de
personnes déclarait aussi « considérer leur existence dans Second Life
comme l’occasion parfaite de participer à un jeu de rôle et de changer de sexe
en un clin d’œil… »
On peut chercher à comprendre les raisons de ce décalage entre le discours
et les chiffres. Tout d’abord, on peut imaginer que pour certaines personnes,
il soit difficile d’admettre que l’avatar choisi soit d’un autre sexe que celui
de sa vie réelle. Mais surtout, un certain nombre de résidents disposent de
plusieurs avatars que l’on peut imaginer de sexe et de morphologie différente.
Chacun de ces avatars permet de faire face à des situations différentes,
sérieuses ou ludiques. Second Life est le monde de l’identité plurielle.
Les sites Internet qui favorisent rencontres et échanges se multiplient.
Certains de ces réseaux vous sont peut-être connus : Myspace, Ziki, Viadeo, Cooptin, 6nergies, Facebook et bien d’autres. Certains
sont généralistes, d’autres se sont spécialisés.
Actunet nous donne une liste de onze réseaux sociaux destinés
aux étudiants. On peut y ajouter pour les lycéens celui-ci.
Ce sont des services qui permettent de noter sur une page Internet, des
phrases courtes. Elles sont classées par ordre chronologique comme pour un
blog. Si on parle de « micro » c’est parce que chaque intervention de
l’auteur sur sa page ne peut dépasser 140 signes, soit moins de deux
lignes.
Le précurseur et le plus connu de ce type de service a pour nom Twitter. De nombreux clones ont vu
le jour dernièrement. Blogitexpress est en français.
Pendant de nombreuses années, on a reproché à l'informatique de créer de la
distance entre les individus, de les isoler. Le web est ensuite passé d'une
pratique individuelle à une pratique favorisant les échanges. L'usage des
messageries instantanées s'est multiplié mais aussi les jeux massivement multijoueur, type Wow ou Second Life pour les plus connus.
Nous vivons dans des univers extrêmement compartimentés. Les échanges se
limitent souvent au strict minimum. Après l’Internet mondial qui permet de
rencontrer des internautes de tous les pays, le web de proximité se développe
pour rencontrer votre voisin(e).
Si vous saisissez « Second life » dans Google en orthographe
exacte, vous obtenez 21 600 000 réponses.
Second Life est un jeu
de rôle en 3D. Mais ce n’est pas qu’un jeu, il y règne une forte activité
économique. Sa notoriété croissante a amené de nombreux communicants à
conseiller à "leurs clients" d’y être présents.
Fred Cavazza précise : « Si vous êtes une marque
qui cible exclusivement les jeunes alors oui, vous avez tout intérêt à y
être… »
Je vous ai déjà parlé de Fon qui souhaite constituer un gigantesque réseau WiFi communautaire
mondial pour permettre à tout internaute de se connecter. Les internautes qui
acceptent de mettre une partie de leur bande passante à la disposition des
autres ont besoin d’un routeur spécial pour le faire : la Fonera.
La Fondation Internet nouvelle génération (FING) organise le 36ème
carrefour des possibles, le 22 novembre en Picardie. Le principe reste
le même : 10 projets innovants seront présentés, suivis de rencontres
entre les participants et les porteurs de projets. Pour en savoir plus et pour s’inscrire.
Le 2 août dernier, je prends connaissance d’un appel
de Oshimura. Ce jeune cherche des conseils pour choisir une école et il a
décidé de poser ses questions sur un forum de passionnés d’informatique :
Cafzone devenu Geekzone depuis. Au moment où il lance cet appel, il a fini sa
première année d’IUT Génie Industriel et Maintenance (GIM) et vient d’être
admis en seconde année. Il a un bon niveau culturel, il est titulaire d’un bac
S et dispose d’un excellent niveau informatique. Il est sûr d’avoir trouver sa
voie. Il veut poursuivre après son DUT vers une grande école informatique. La
difficulté : le DUT GIM n'est pas un diplôme informatique.